Diourbel, 6 jan (APS) – Les maîtres coraniques et l’Inspection d’académie (IA) de la région de Diourbel (centre) ont plaidé, mardi, pour l’adoption de la loi sur le statut des “daaras” ou écoles coraniques, estimant qu’elle constitue un levier essentiel pour le renforcement de leur cadre juridique et leur modernisation.
“L’adoption de la loi sur le statut des daaras permettra de régler un certain nombre de difficultés auxquelles ces structures sont confrontées. Cela permettra ainsi de mieux encadrer le secteur des daaras et favoriser leur reconnaissance institutionnelle”, a déclaré le secrétaire général de l’IA de Diourbel, Modou Ndiaye.
Il s’exprimait lors de la présentation du rapport sur les concertations régionales des assises des “daaras”, en présence des autorités administratives locales, des services techniques déconcentrés et des maîtres coraniques.
Les parties prenantes ont également souligné l’importance de l’adoption de cette loi en vue d’une amélioration de l’autonomie des établissements coraniques et de la facilitation de leur accès à la terre et aux projets productifs.
Les maîtres coraniques présents à la rencontre ont notamment demandé à l’État de subventionner les “daaras” privés reconnus, de renforcer les cantines scolaires et de simplifier les procédures d’ouverture et de reconnaissance de ces établissements d’enseignement religieux.

Le secrétaire général de l’IA de Diourbel a tenu à rappeler l’engagement des maîtres coraniques de travailler à la réduction progressive de la mendicité des enfants talibés, en vue de son élimination totale.
Il a en outre rappelé que le document issu des concertations préconise la création de centres islamiques spécialisés chargés du suivi et de la protection des pensionnaires des “daaras”.
Les participants ont à l’unanimité insisté sur l’achèvement des chantiers en cours et l’équipement des “daaras” construits dans le cadre du Programme d’appui à la modernisation des “daaras” (PAMOD).
Ces concertations régionales s’inscrivent dans une dynamique nationale visant à réfléchir de manière inclusive sur l’avenir des daaras, leur modernisation, l’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des apprenants, ainsi que la définition d’orientations stratégiques claires pour le secteur.
Le projet de loi sur le statut des daaras au Sénégal a été validé en Conseil des ministres depuis le 6 juillet 2018, mais n’avait pas encore reçu l’aval de tous les acteurs, notamment des maîtres coraniques, pour son adoption par l’Assemblée.
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