Grève et débrayage mardi et mercredi : Les enseignants passent en classe supérieure

Bras de fer musclé entre les enseignants et l’Etat. Face à ce qu’ils qualifient de «dilatoire» et d’«immobilisme» du gouvernement, les syndicats les plus représentatifs, regroupés au sein du G7, ont dévoilé, ce lundi, un calendrier de lutte intense pour le mois de janvier. Entre grèves totales et marche nationale prévue à Thiès, le secteur de l’éducation s’apprête à vivre de fortes zones de turbulences pour exiger l’application des accords de 2018 et 2022.

par Alioune Badara NDIAYE – Après l’avertissement du mois d’octobre, avec un débrayage suivi d’une grève totale le 16 du mois, le G7 revient à la charge dans son combat contre l’Etat. les membres de cette organisation ont annoncé, lundi, un mois de janvier de protestation pour exiger la satisfaction sans délais des préoccupations portant sur la signature des décrets pour la révision du statut des décisionnaires, la correction du système de rémunération, l’arrêt de la surimposition des rappels, le parachèvement de la formation diplômante des enseignants. «Les syndicats décrètent le deuxième plan d’actions suivant : une conférence de presse du G7 le lundi 12 janvier que nous sommes en train de faire, un débrayage le mardi 13 janvier, une grève totale le mercredi 14 janvier, un débrayage suivi d’une marche nationale le jeudi 22 janvier à Thiès, une grève totale vendredi 23 janvier», a lancé Sémou Ndao, Secrétaire général du siens portant la parole du G7. «Nous appelons tous les enseignants du Sénégal à la mobilisation et au strict respect du mot d’ordre pour faire face au dilatoire», a enchaîné M. Ndao. C’était à l’occasion du point de presse dans les locaux du siens marquant le lancement du 2ème plan d’actions des syndicalistes qui disent se braquer du fait de l’immobilisme constaté dans la prise en charge de leurs préoccupations à travers l’apurement du passif des protocoles d’accords signés en 2018 et 2022. Les syndicats les plus représentatifs ont pointé le dilatoire continu et le manque de volonté manifeste du gouvernement, ainsi que des mesures cosmétiques prises lors de la rencontre du 27 novembre 2025. «Le G7 s’engage à porter le combat face à cette tergiversation du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des accords», a fait valoir le porte-parole du jour.  Ils exigent ainsi du gouvernement la signature des décrets toujours en instance et le retour à la table des négociations pour des points tels que les lenteurs administratives, l’équité salariale au profit de l’éducation et de la formation, les surimpositions sur les rappels et indemnités, la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires… L’organisation a aussi interpellé les autorités sur le blocage des cotisations syndicales s’apparentant à une volonté d’asphyxier les syndicats. «Le G7 condamne ces actes et exige le retour à l’orthodoxie dans les meilleurs délais, et l’arrêt systématique du détournement des cotisations des militants des syndicats», a posé M. Ndao, réitérant l’engagement des organisations à aller jusqu’au bout dans le combat pour la prise en charge de leurs préoccupations.
abndiaye@lequotidien.sn

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